Alimentation, connaissance de soi et régulation intérieure : mon parcours et ma vision
Pendant de nombreuses années, j’ai travaillé et me suis formée autour de l’alimentation, de la nutrition du sport et des comportements alimentaires.
Cette expérience de terrain m’a conduite à une conclusion claire : les difficultés alimentaires sont rarement uniquement nutritionnelles.
C’est cette compréhension qui a profondément transformé ma manière d’accompagner aujourd’hui.
Mon parcours
Ayant grandi et travaillé dans le monde de la restauration traditionnelle, le goût, la cuisine et l’art culinaire ont toujours occupé une place centrale dans ma vie.
Plus tard, animée par le désir de mieux comprendre le lien entre alimentation, performance physique et récupération, je me suis formée longuement à la nutrition du sport, santé, comportements alimentaires et perte de poids, avec une attention particulière portée aux problématiques de surpoids. Formation qui non seulement m’a permis de constater les points aveugles de la connaissance de l’alimentation abordée par l’aspect nutrition (évidemment essentiel), mais m’a également accompagné en travail de cabinet pendant plusieurs années.
Ces années de pratique m’ont permis d’acquérir une solide expérience, mais aussi de constater les limites d’une approche exclusivement nutritionnelle.
Ce que l’expérience m’a appris
Au fil des expériences et accompagnements, une évidence s’est imposée :
les difficultés alimentaires prennent très souvent racine dans une méconnaissance profonde de soi.
Il peut s’agir :
de difficultés structurelles propres à chaque personne,
de conflits internes non identifiés,
de ruptures plus brutales, comme certains traumas, capables de modifier en quelques instants le rapport au corps et à la nourriture.
ou encore dans une relation si exigeante avec l’environnement que le corps prend la forme la plus adaptée pour faire face aux enjeux quotidiens
Dans ces conditions, ajuster uniquement le contenu de l’assiette ne suffit pas — et la focalisation sur ce qui est mangé, peut même renforcer durablement la culpabilité ou/et le contrôle.
Pourquoi j’ai fait évoluer mon accompagnement
Aujourd’hui, l’accompagnement nutritionnel au sens strict relève du champ médical ou commercial.
Plutôt que de m’inscrire dans un cadre qui ne correspond plus à mon éthique ni à mon expérience, j’ai choisi de travailler là où se situent les causes profondes.
Mon approche s’appuie désormais sur :
La lecture de la carte BaZi
Pour comprendre la structure énergétique, les dynamiques internes et les zones de fragilité ou de ressources propres à chacun.Le Shiatsu taoïste
Pratique corporelle que j’ai conservée, car son efficacité dans la régulation, la détente et la remise en mouvement s’est confirmée au fil des années.
Et l’alimentation, aujourd’hui ?
L’alimentation reste une dimension importante de ma compréhension des logiques du monde et des individus, mais elle n’est plus traitée comme un problème isolé.
Elle s’inscrit dans une compréhension plus large :
du corps,
des émotions,
des rythmes,
de la cohérence intérieure,
et surtout de la connaissance de soi et du rapport que nourrit chacun avec l’altérité.
L’objectif n’est plus de regarder ce qui est mangé, mais d’aider chacun à retrouver ses repères internes, afin de construire une relation plus apaisée, consciente et respectueuse avec son corps et son alimentation, prise au sens large. C’est à dire comme la façon dont un système se nourrit de son environnement, que ce soit de la matière, de l’information, et de l’énergie qui y est intégrée.
Lorsque l’on comprend sa propre logique interne,
la relation à la nourriture se transforme naturellement.
Il ne s’agit pas de se corriger,
mais de s’apprendre et de se comprendre.