Maigrir malgré le saboteur intérieur : un autre point de vue.

Maigrir ?  maigrir…


Mais au fait, pourquoi maigrir ?

Comme nous sommes dans une société de l’image, ce  que l’on donne à voir de notre corps est plus important pour beaucoup, que « ce qu’il est » vraiment. Ainsi, pour correspondre à notre « idéal », (construit dans l’inconscient de chacun par les processus et les images du marketing), et être enfin satisfait de notre image, il nous faut réussir à … maigrir.

De là, surcharges graisseuses, cellulite, bourrelets et autres « preuves » des abus alimentaires ou de la fainéantise sportive, vont nourrir à chaque instant un sentiment de culpabilité en nous. Nous faisant de fait,  « payer » notre incapacité à ressembler, voire à être cet idéal, que nous exigeons intérieurement d’être.

Et comme la culpabilité est une émotion construite qui est juste insupportable à vivre, elle va certainement nous entrainer à ouvrir la porte du frigo pour nous réconforter d’une façon ou d’une autre…. ce qui va nourrir un peu plus nos chers petits bourrelets. Et voilà, la boucle est bouclée. 

 

Hey! Il n’y aurait pas un truc qui ressemblerait à de la pénitence là ? 🙂 Nooonnnn, mais quand même, c’est pas très agréable d’être dans ce type de mouvement intérieur. 

Bon, allons visiter un peu ce qui se cache derrière ce genre d’exigences intérieures. Comme si une partie de moi s’opposait, tel un saboteur, à ma volonté de maigrir… 

Est-ce que je veux maigrir ? ou bien avoir un corps svelte, souple et tonique ?

Ben oui, il est très important de discerner ce que l’on veut vraiment, car ce n’est pas du tout la même chose de vouloir maigrir ou de vouloir être svelte. Et ce n’est surtout pas la même stratégie que l’on met en oeuvre en face de chacun de ces deux désirs.  …. 

Bénéfices secondaires ou ancrage erronné ?

Quelles sont les conséquences de votre surpoids qui vous sont confortables ? Ne pas se déshabiller sur la place ? Ne pas aller à la piscine ? Se donner l’autorisation intérieure de rester sur le canapé devant la TV ? S’autoriser à prendre plus que nécessaire, puisque « foutu pour foutu »… Se sentir en sécurité dans une enveloppe protectrice ? Ne pas attirer les regards ? Avoir une raison pour se permettre de la négligence vestimentaire ? etc.. etc…

Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes il y a des inconvénients mais aussi des bénéfices secondaires à s’être construit ce physique particulier. Surtout si l’on est convaincu que rester svelte et tonique demande des efforts surhumains….

Mais la plus grande tension peut naitre de l’identification à ce corps en relative surcharge pondérale. Que vous ayez 3 ou 15 kilo « en trop », si vous êtes identifié avec ce corps là, en surcharge, il est évidement difficile d’en changer la forme sans perdre quelque chose d’essentiel du point de vue de l’identification. Or, quand on fait le yoyo pendant des années, il me semble évident que l’identification est très très forte.

 

Exercice : Ecrire les avantages et les inconvénients des deux aspects

« Etre » en surcharge de poids

« Etre » mince et svelte

Inconvénients

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Avantages

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Inconvénients

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Avantages

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L’erreur du « tout nutrition »

L’acte alimentaire est un acte complexe, qui implique et impacte la totalité de la personne à chaque fois. Il se compose inévitablement  d’un aspect physiologique concernant la nutrition, mais également d’un aspect émotionnel et d’un aspect social et culturel.

Ainsi, ne vouloir gérer la prise de poids que par la réduction de la ration alimentaire (c’est à dire par la maitrise du contenu de l’assiette), c’est réduire l’alimentation à la nutrition, et pire encore, à la sous-partie énergétique, quand on ne s’intéresse qu’à la réduction des calories.

Bref, on réduit une fonction hyper complexe à sa sous partie quantitative (la seule que l’on puisse compter). 

Mais ce n’est pas parce que c’est la seule chose que l’on sache compter, que c’est le seul indicateur valable ! 

D’ailleurs, c’est la même chose pour le poids. C’est un indicateur parmi beaucoup d’autres, mais c’est le seul pour lequel on ait un instrument de mesure chez soi : la balance.

Pourtant le poids n’est qu’un indicateur parmi beaucoup d’autres : confort corporel, bien-être au réveil, odeurs corporelles, niveau d’énergie, tensions, souplesses, résistance, joie dans l’activité, etc… en sont quelques unes d’autres.

Souvent, on croit, on pense qu’en perdant du poids on va se sentir mieux. Parce qu’il y a 10 ans on pesait moins lourd et on se sentait mieux. Mais ce n’est qu’une croyance. Le lien de causalité entre ces deux constats n’est pas établi avec certidude. Si ?

Est que votre organisme fonctionnait mieux à cette période ? Etiez-vous moins lourd(e). Et indépendamment du poids, comment se passait la digestion ? Est-ce que les odeurs corporelles étaient agréables ou  désagréables ? Et maintenant qu’en est-il ?

Le poids n’est pas un indicateur de bien-être. On peut être bien dans sa peau, dans son corps et dans sa vie en ayant un surpoids. Le contraire est vrai aussi.

Identifier les vraies raisons pour lesquelles il est souhaitable de perdre du poids est absolument essentiel, afin de cesser de se faire souffrir avec ces régimes drastiques, réducteurs et déprimants, qui ne permettent jamais d’atteindre l’objectif visé.

 

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